Un Karma chargé nous avons…

22122009

Salut a tous !! Kia Ora ! !

Nous voici de retour pour vous conter des petites bribes de notre vie d’expatriés ! La vie ici bas est toujours aussi douce. La vie en van est devenue tout à fait normale pour nous, et le confort qu’elle nous procure est a présent notre standard. Nous ne ressentons encore aucun manque quand aux facilités de la vie sédentaire française. Ah si, il y a quand même quelques points sur lesquels nous ne pouvons nier un manque certain. Ces points sont : le saucisson, le fromage, la vraie bière, et surtout… le pain ! Ah il faut avouer que sur ce point les kiwis on de sacrées leçons à prendre… Ils ne consomment quasiment que du pain de mie. Il est très bon, et il en existe des centaines de sortes (les rayons pain de mie sont assez impressionnant d’ailleurs) mais, cela reste du pain de mie. Ils s’essayent malgré tout à la confection de « pain » mais leur recette n’est pas au point du tout. Même leur french sticks (baguettes) sont molles, flasques, et sont a mi chemin entre une brioche insipide et une mauvaise baguette surgelée. Ce n’est pourtant pas compliqué !! De la farine, de l’eau, du sel et de la levure !! Eh bien eux échangent le sel par du sucre, et y rajoute quantité de conservateurs et produits en tout genre… Nous nous contentons donc de manger ce qu’ils sont capable de faire correctement : du pain de mie.

En revanche, ils on certaines spécialités qui risquent de nous manquer a notre retour, notamment les pies (tarte en français, mais les leurs n’on rien en commun avec notre conception de la tarte, nous continuerons donc a les appeler « pies »). Ces pies se vendent partout, dans la plupart des magasins, boulangeries, station services ou bouiboui quelconques. Elles sont maintenues chaudes en permanence et sont donc consommable immédiatement. Elles sont petites, une dizaine de centimètre de diamètre, et sont fermés par un couvercle de pate. Elles sont généreusement garnies et il en existe des dizaines de sortes. Steak/poivre, viande hachée/fromage, Œuf/bacon/tomate, bœuf épicé, tex mex, et j’en passe… C’est délicieux, et ne coute presque rien, deux ou trois dollars à peine ! C’est l’encas préféré du kiwi, et ce a toute heure du jour ou de la nuit.

Sinon, d’un point de vue produit, les supermarchés ne manquent de rien. Il y a bien quelques produits bizarres à l’anglaise (des sauces à la menthe, présentées en bouteilles style ketchup, par exemple) que nous ne nous sommes pas risqués à tester, mais en règle générale les produits sont bons. Ce qui est intéressant, c’est qu’avec la proximité de l’Asie, et le gout prononcé des Kiwis pour leur nourriture, tous les supermarchés regorgent de produits asiatiques, ce qui n’est pas pour nous déplaire ! Pour ce qui est du prix, la viande et les légumes (ces derniers sont magnifiques) sont vraiment moins cher qu’en France, ce qui nous permet d’acheter régulièrement un peu de bœuf, poulet ou encore d’agneau, et d’avoir en permanence des fruits et légumes frais dans le van. En revanche pour le reste, les prix sont un peu plus élevés que chez nous, et l’alcool quand a lui est beaucoup plus cher, ce qui rééquilibre la balance.

Bon assez parlé bouffe !! Car ce n’est pas tout ca, mais nous ne passons pas notre temps à manger ! Dans le dernier article nous vous avions laissés a proximité de Taihape, ou nous avions eu le plaisir de sauter du haut d’un pont, accroché par un simple élastique. Apres ce passage fort en émotions, nous nous sommes dirigés vers le Tongariro National Park. Le Tongariro est un volcan situé à peu prés en plein centre de l’ile du nord, juste au sud du lac Taupo. Il est intéressant en bien des points… Déjà, il est encore en activité, et sa dernière éruption remonte à pas mal de temps, ce qui laisse présager qu’il ne devrai pas tarder à cracher a nouveau. Ensuite, c’est le seul volcan en activité au monde sur lequel il est possible de skier ! Malheureusement, à cette période de l’année ce n’est pas possible. Et pour finir, comme j’ai du le dire précédemment dans un autre article, le Tongariro n’est autre que « La montagne du destin » dans le Seigneur des Anneaux ! C’est ce lieu que Peter Jackson a choisi pour incarner le but ultime de Frodon et ses compagnons…

Le Tongariro et le parc qui l’entoure, qui comprend d’autres monts tel que le mont Ruapehu, sont magnifique !! Torrents et cascades foisonnent, des étendues arides de cailloux jouxtent le bush luxuriant, les nuages jouent avec les montagnes, créant des visions a la limite du réel. Les déserts de cailloux visibles dans cette région on également servi au tournage du Seigneur des Anneaux. C’est le Mordor et l’Ithilien ! Contrée des orcs, et demeure du grand Sauron lui-même ! Pour les fans de la Terre-du-Milieu que nous sommes, arpenter cette région a été un grand moment !

Nous avions planifié depuis un bon moment de faire une grande rando menant au sommet du Tongariro. La célèbre Tongariro crossing track. Cette rando mène aux Emerald Lakes qui sont tout au sommet. C’est un ensemble de trois petit lac posés dans le cratère,  qui comme leur nom l’indique sont vert émeraude. Malheureusement, la météo en a voulu autrement. Nous sommes restés en attente trois jours au pied du volcan, attendant un temps plus clément, mais en vain. Nuages, pluie incessante, et surtout une température négative passé les 1600m d’altitude nous on découragé. Nous nous sommes donc décidés à quitter la région, en se disant que ce n’était que partie remise. Malgré tout, nous nous sommes quand même un peu attardés dans le coin, car nous sommes tombés sur un petit bout de paradis, a proximité d’une cascade. Nous avons ainsi gouté aux joies de prendre notre douche matinale sous cette dernière ! Une eau fraiche (voir très fraiche !) claire comme le cristal et qui chutai d’une dizaine de mètres avant d’atterrir sur nos épaules… Le moins que l’on puisse dire c’est que c’était… Vivifiant !

Finalement, nous nous sommes résignés à quitter pour de vrai les terres. Cela faisait un bail que nous n’avions pas vu la mer, et elle nous manquai. Nous avons donc mit les voiles vers Wanganui une petite bourgade au sud ouest de l’ile du nord, posée en bordure de la mer Tasman. Revoir la mer nous a fait un bien profond ! Nous nous sommes arrêtés pile à l’estuaire d’une rivière (dont le nom m’échappe à cet instant). La rivière, chargée de sédiments arborait une couleur terre ocre, et se jetai dans la mer Tasman d’un bleu profond. Les eaux ne se mêlaient pas immédiatement, et la démarcation entre le marron de la rivière et le bleu écumant de la mer se prolongeait à perte de vue. La plage était jonché de milliers de troncs d’arbres, usés, charriés pendant des années par la mer, tant et si bien que le bois était blanc os. Le sable quant à lui était noir et étincelant sous les rayons du soleil. Le contraste était magnifique, quoiqu’un peu apocalyptique. On aurai dit des centaines de squelettes de bêtes informes échoués sur une plage d’une planète ou le sable est charbonneux. Un fort vent de mer soufflait, faisant remonter par petit paquets l’écume déposée sur le sable par les vagues incessantes. Une écume dense et blanche comme de la neige fraiche. Les petits morceaux d’écumes se désagrégeaient au fur et à mesure de leur course effrénée sur le sable noir. Encore un spectacle à couper le souffle…

Les cotes de la région sont très découpées, rocailleuse, et offrent quantités de falaises. Ainsi, de nombreuses plages ne sont accessibles que par bateau, et a marée basse. La mer Tasman y est particulièrement agitée, pour le plus grand plaisir des surfeurs. D’ailleurs, la route longeant la cote a été justement nommée « surf highway » ! Nous avons donc remonté la surf highway en direction du Mont Taranaki (ou mont Egmont, pour ceux qui sont allergique au noms Maoris). Ce mont est comme un bouton de la terre. Il sort de nulle part, seul, n’a pas de montagnes voisine et se dresse fièrement a plus de 2500m, et ce a une vingtaine de kilomètre a peine de la mer. Il donne l’impression d’avoir été arraché par une force inconnue à ses copines montagne du centre de l’ile, pour avoir ensuite été posée ici, au bord de l’eau, loin de ses congénères. De nombreuses légendes traitent d’ailleurs de ce sujet.

La région était fort sympathique, mais présentait un problème majeur. Il était très difficile de trouver un endroit pour rester la nuit à proximité de la mer. Nous nous sommes d’ailleurs faits littéralement virés à deux reprises, ce qui n’est vraiment pas très agréable. Les personnes nous on systématiquement dirigés vers les campings du coin, a se demander si ils n’avaient pas un arrangement avec ces derniers pour leur ramener de la clientèle. Mais loin de se décourager, nous nous sommes dit qu’en s’éloignant de la mer, nous aurions moins de problèmes. Et nous avions raison !

Nous nous sommes donc mis en tête de retourner dans la montagne, mais ce coup ci, c’était le Taranaki. Nous avons entamé l’ascension du mont par son flanc est, en empruntant une route qui, en période hivernale, mène a une station de ski. Tout au bout de celle-ci, nous étions arrivés à bonne hauteur, et tout prés des premiers glaciers qui ornaient les flancs de la montagne. L’endroit était parfait ! Vue imprenable sur la plaine d’une coté, et sur le mont de l’autre ! Le premier jour nous n’avons malheureusement pas pu profiter de la vue bien longtemps, car un épais nuage est venu nous envelopper de son manteau glacial. Mais qu’importe ! L’ambiance était devenue féerique, avec des volutes de fumée permanente autour du van, et il est très bien isolé ! Un petit coup de chauffage (entendez « allumage de la gazinière ») et nous étions au chaud pour toute la nuit !

Le petit matin suivant nous a gratifié d’une vision de paradis. Et quand je dis « paradis » c’est au sens propre du terme, car nous étions au dessus des nuages !  Une mer de coton entourait le Taranaki à perte de vue, et nous étions juste au dessus d’elle ! En toile de fond, à une centaine de kilomètres, le Tongariro et le Ruapehu ou nous étions quelques jours plus tôt, perçaient les nuages. De ça et la, un nuage osait monter un peu plus haut que les autres, sortant de la mer blanche comme un champignon sortant d’un ballot de coton. Nous sommes restés la des heures à contempler ce spectacle offrant une sérénité sans égale. Malheureusement, cette mer de coton, comme si elle avait voulu imiter la vrai mer, s’est mise à monter, tel une marée de pleine lune. Nous nous sommes donc rapidement retrouvés, une fois de plus, la tête sous l’eau.

Apres cette rapide excursion au paradis, nous sommes redescendus dans le monde des vivants, sur la plaine. Les provisions venant à manquer nous n’avions pas trop le choix. Nous arrivions donc a Stratford, qui allait devenir (mais nous ne le savions pas encore) notre résidence attitrée pour quelques jours.

Une fois les placards de junior bien remplis, nous nous sommes mis en quête d’un endroit bien pour passer quelques jours, ce que nous avons rapidement trouvé. A une dizaine de kilomètre a peine à l’est de Stratford se situait le Rotokare lake. Un tout petit lac, qui est depuis peu une réserve, « pest free area » (traduisez : zone sans nuisibles). Cette zone est entourée d’une barrière au grillage très fin, ainsi que d’un double portail électrique, ne permettant a aucun nuisible de passer (comme les rats ou les opossums), laissant ainsi s’épanouir les oiseaux et animaux endémiques. Des pièges sont également disposés dans la réserve en grande quantité. Le bush qui s’épanoui autour du lac est extrêmement dense et humide, a un tel point qu’il est impossible de s’aventurer en dehors des chemins tracés. Nous avons parcouru le chemin qui ceinture le lac en quelques heures, nous immergeant dans une nature vierge et magnifique. Cette forêt est ce qu’ils appellent une « Native Forest », ce que nous appelons une foret primaire. Cela veut simplement dire qu’a cet endroit, la foret n’a jamais été façonnée ou modifiée par l’homme, a l’exception de quelques sentiers. Aucune arbre coupé, aucun arbre planté, tout est la, tel qu’il y a des centaines de milliers d’années. Quand on se balade dans ce type de foret, on se sent tout petit. A peine plus important que le grain de sable que nous venons de déplacer avec nos grosses chaussures de marche. C’est une étrange sensation. La Nouvelle-Zélande est un pays jeune (du point de vue de la civilisation, évidement), le plus vieux bâtiment  encore sur pied date des années 1850. Il n’y a donc pas de « monuments » au sens ou nous l’entendons. Cela dit, il y a un monument ici qui vaut toute nos cathédrales et châteaux réunis : La Nature. On peu croiser ici des arbres deux fois millénaires, des centaines de kilomètres carrés sans le moindre signe de vie humaine, des geysers, des volcans, et j’en passe… Voila notre nouvelle définition du mot « monument ».

Apres quelques temps au bord de ce petit lac très bucolique, nous avions très envie de retourner dans la région du Tongariro. Notre idée de faire cette fameuse randonné étant toujours très présente dans nos tètes. De plus, le chemin le plus court pour rejoindre la région de Taupo et des montagnes centrales est de passer par la « forgotten world highway » (traduisez : la route du monde oublié). C’est une route non goudronnée (« Gravel road » comme on dit dans l’pays !) qui passe a travers une nature extrêmement dense, et ce sur 150km au bas mot. Pas un village, pas une station essence, et des vues plus belles a chaque virage ! Cette route nous avait été conseillé par nos amis Yo et Mel, qui en on encore un souvenir magnifique. Donc, âpres avoir fait le plein (oui, on se fait pas avoir deux fois !) et acheté quelques provisions, nous nous sommes lancés sur cette route qui devait être géniale…

La, si vous êtes un peu attentifs a ce que vous lisez, vous avez du noté le « qui devait »… Pourquoi ne l’a-t-elle pas été me direz-vous ? Nous y venons…

En fait, nous n’avons vu qu’une dizaine de kilomètres de cette route, avant d’être obligé de faire demi tour direction Stratford. Depuis quelques jours, après avoir roulé avec Junior nous sentions une odeur un peu alarmante. Dans un premier temps, nous avons pensé que c’était une odeur d’embrayage. Nous pensions que ce dernier était en fin de vie, et que comme nous passions la plupart de notre temps dans des routes de montagne, il était mis à rude épreuve. Rien de très grave, car il lui restai certainement un bon paquet de kilomètres a parcourir, et, dans le pire des cas, changer un embrayage n’est pas très onéreux (un peu tout de même, cette idée ne nous réjouissait pas…). Ensuite, nous avons constaté (attention, la suite risque d’être un peu technique !) que nous avion un peu de liquide de refroidissement qui coulait par le trop plein du vase d’expansion… La encore, pas d’inquiétude, car nous venions de remplir le radiateur, et nous pensions que nous en avions un peu trop mis… en fait, tout ces signes ne présageaient rien de bon. Apres avoir roulé une dizaine de kilomètres sur la forgotten higway, Jul a vu (heureusement qu’il regarde le tableau de bord) que nous étions en grosse surchauffe. Nous nous sommes donc arrêtés, et la, nous avons commencé a réaliser qu’il y avait un problème réel. Nous venions de faire le plein du radiateur, et le moteur chauffait malgré tout a vitesse grand V. Nous avons donc commencé à faire marcher nos méninges pour essayer de trouver la panne… Nous avons démonté quelques pièces, pour voir si le circuit de refroidissement n’était pas bouché, nous avons fait différents test… Mais rien n’y a fait. Nous ne connaissons rien aux moteurs diesels, et nous étions dans le flou complet. Dans un premier temps, hors de question de se lancer sur une route qui traverse un no man’s land sur plusieurs centaines de kilomètres avec un van défectueux, nous avons donc rebroussé chemin.

Sur le chemin du retour a Stratford, nous avons réaliser que le problème était d’ampleur. Sur à peine 10km nous avons du nous arrêté plusieurs fois pour laisser le moteur refroidir. Nous avons finalement rejoins la ville, évidement trop tard, et nous n’avons trouvé que des garages fermés. Le morale commençait à baisser petit a petit. Nous avons donc pris un camping pour la nuit, afin de se détendre dans une bonne douche, manger quelques choses de bon, et dormir un bon coup. Nous avons rencontré la bas deux petits Français, qui nous on permit de passer une bonne soirée, ce qui nous a vider un peu la tête…

Petit retour chronologique… Je ne sait plus si je vous ai fait part de cette petite mésaventure, mais lorsque nous étions a Taupo, et que nous nous dirigions vers Napier, nous avions eu un problème au niveau d’un joint dans la pompe a gasoil, nous obligeant a faire toute la route a 70km/h maximum, et 20km/h en cotes (le tout avait aussi été ponctué d’une panne d’essence…)… une fois arrivé a Napier, nous avions confié le junior a un garage qui a réglé le problème rapidement, et moyennant 90 dollars. Cet épisode n’était pas grand-chose, mais a ce moment la, d’un commun accord, Jul et moi nous sommes dit que si Junior nous faisait une grosse crasse (dans le style de celle que nous avait fait Rogerard), nous couperons court a ce voyage. Car nous commencions sérieusement a penser que nous n’étions pas sous la bonne étoile, et que nous n’avions pas imaginer passer notre voyage a nous battre et a bosser pour faire face a des problèmes mécaniques redondants. Et surtout, une grande lassitude nous envahissait.

Retour a Stratford… Le lendemain, nous nous sommes réveillés, et avons quitté le camping avec la ferme intention de trouver un garagiste qui puisse nous expliquer ce qui ne va pas. Et nous avons trouvé… Deux garagiste même, et qui on tout les deux été sans équivoques sur le diagnostique : Joint de culasse mort. C’est étrange comme l’histoire se répète…

Ce coup ci, le joint n’a pas cramé entre deux cylindre, mais sur un coté. Nous avons donc un de nos cylindres qui envoie sa compression et ses gaz brulants dans le circuit de refroidissement, ce qui explique pourquoi nous chauffons aussi vite. Nous en avons déjà remplacé un me direz vous, alors pourquoi pas deux ?? Eh bien le problème est que ce moteur est un diesel. Il ne suffit pas de démonter et remonter, il y a pas mal de précautions a prendre, d’outils spéciaux a utiliser, et de connaissances à avoir… Et tout ca, nous ne les avons pas. De plus, même si nous le faisions nous même, la facture sera beaucoup plus salé que pour feu Rogerard… Aux alentours de 2000 dollars nous a dit un mécano. Pour couronner le tout, le moteur a faillit nous ébouillanter tout les deux. Nous avons voulu ouvrir le bouchon du radiateur, mais il  n’avait pas assez refroidis (alors que nous avions attendu un bon moment et que la jauge indiquait qu’il étais froid). Il nous a aspergés abondamment d’eau à la limite de l’ébullition. Cet épisode a été décisif : Nous rentrons.

Il est hors de questions pour nous de mettre les mains dans un moteur qui a tenté de nous cuire comme deux homards, et qui plus est, nous risquons plus d’aggraver les choses que de les réparer. Nous pouvons donc aisément tabler sur une réparation a 3000 ou 4000 dollars. Ce qui est tout simplement trop (pour rappel, nous avons payé le van 4000 dolls). A présent, trois choix s’offrent a nous.

1.       Réparer le van,  et continuer le voyage. En étant objectif, ca ne sera plus du voyage car nous allons devoir bosser le temps qu’il nous reste ici. Et nous ne sommes pas venus en NZ pour bosser. Sur tout pour des poignées de cerises. De plus, nous n’avons même pas l’argent nécessaire pour faire les réparations.

2.       Réparer le van (avec des sous avancé par nos familles… un grand merci d’ailleurs), le revendre, et rentrer.

3.       Vendre le van en l’état a un garagiste qui voudrai bien nous l’acheter, et rentrer.

Nous en sommes arrivés au point ou nous nous disons que cela ne peu pas aller plus mal matériellement (hormis bien sur le fait de se faire voler le van et tout son contenu). A présent pour que ca aille plus mal, ca doit taper dans le domaine physique… Maladie, accident, etc… Et nous ne voulons pas arriver à ce stade. Et puis nous sommes simplement épuisés. Quand on est seul à l’autre bout du monde tout est multiplié par 100… Les bonnes expériences, mais aussi les mauvaises. Et la nous avons atteint notre quota de mauvaises expériences.

Nous voila rendus à ce jour… Nous avions réservé une place sur le ferry pour rejoindre l’ile du sud, nous venons de nous faire rembourser (seulement la moitié évidement). Lundi 21 décembre, nous allons laisser le van chez le mécano, contacter notre compagnie aérienne, mettre le van en vente sur le net… Bref, les préparatifs de retour.

Voila comment un voyage d’un an à la base se transforme en voyage d’a peine quatre mois, simplement a cause d’ennuis mécaniques… Certains penseront que nous n’avons pas été très forts face aux problèmes, eh bien qu’ils le pensent. Nous pensons au contraire, que beaucoup serait rentrés après le crash du premier van. Tous les voyageurs que nous avons pu rencontrés, n’on eu, eux, aucun problèmes notoires, et tous nous on confirmés que nous avions été forts face a l’adversité. Mais nous voici en bout de course.

Veuillez nous excuser pour les (nombreuses, j’imagine…) fautes d’orthographe, conjugaison, frappe, ou autre que comporte cet article, mais il n’est pas passé par notre correcteur officiel (j’ai nommé: Jul). Le temps nous etant compté à present, cet article est ce que l’on peut appeler un article « a chaud ».

Désolé pour ceux qui avaient pris l’habitude de nous suivre a travers ce blog, mais cet article est certainement le dernier, ou du moins, il s’en approche. Merci a vous tous encore une fois. Savoir que nous etions suivis à l’autre bout du monde par les gens qui nous aime nous a donner force et courage!

                                                                                                                 




Le boulot c’est bien… la vadrouille c’est mieux !

9122009

 Hey buddys !!C’est nous que revoila !!

A la fin du dernier article nous étions encore bloqués à Auckland…  L’achat du nouveau van s’est fait sans encombre et nous avons même eu droit à une mini-ristourne. Nous avons donc fui Auckland le plus rapidement possible et avons pris la route de Te Puke avec la ferme intention de trouver du boulot dans les vergers de kiwis. Car il nous restait en gros 200 dollars en tout et pour tout.

A ce moment la, et pendant une petite semaine, notre confort a considérablement pris du plomb dans l’aile. Je vous laisse imaginer : un van sans aucun aménagement, rempli de planches, sacs, guitare, fatras en tout genre, avec les matelas à même la tôle, posés en travers avec les passages de roues en guise d’oreillers… C’était notre maison pendant une semaine… A cela il fallait rajouter notre pain quotidien, qui lui aussi a été revu à la baisse sérieusement… Menu unique : Noodles (a 50 cents le paquet), avec un oignon, et quelques morceaux de bacon. Fini la bière… Fini le vin…

Mais notre plus grande déception, en arrivant a Te Puke,  a été d’apprendre qu’il n’y avait pas de boulot à cette période de l’année… Donc la il a fallut piocher dans le parachute (Eh oui, on avait même pensé à ca !). Une fois notre compte en banque un peu ragaillardi nous nous sommes lancés dans l’aménagement de Junior, le bien nommé. La une fois encore la chance nous a mis sur le bon chemin. Notre gros problème, c’était de trouver un endroit, des outils, du bois, bref, tout ce qu’il faut pour bricoler. Heureusement, nous nous sommes adressés à la bonne scierie. Le patron nous a simplement proposé de venir un samedi matin pour utiliser son atelier. C’était parfait, royal.

Le samedi en question, nous somme arrivés aux aurores (9h par la…) à la scierie, et nous sommes immédiatement mis au travail. Nous avions à disposition tout le matériel, y compris le gros… Donc les découpes de tasseaux et planches se son faite très rapidement ! L’assemblage à été un jeu d’enfant grâce a la précision et à l’exactitude des plans que guillaume avait dessiné (eh oh ! c’est mon boulot quand même !). En 5 heures, nous avions deux magnifiques banquettes transformables en lit, un fabuleux meuble avec évier et cooker double feux… Le tout posé sur une planche couvrant l’intégralité du plancher. Nous étions contents de nous ! Quelques jours plus tard, une bonne couche de peinture noir sur les meubles, et une moquette douillette au sol ont eu finit de compléter l’aménagement.

Entre temps, nous avons fait la connaissance d’un petit couple français bien sympa avec qui nous avons passé pas mal de temps a Te Puke et Rotorua… La journée nous cherchions du taf chacun de notre coté, et le soir on se retrouvait pour partager nos expériences. Les pauvres eux aussi savait ce que c’était de galérer à cause d’un van. Le leur à multiplier les (petits) problèmes mécaniques, si bien qu’en deux mois ils on dilapider toutes leurs économies. Nos situations similaires nous rapprochant et le contact fort agréable, nous avons décidé de faire route ensemble un petit moment. Ce petit couple extrêmement calme nous a fait le plus grand bien après notre dernière expérience sociale pour le moins… mouvementée (ces sacrés quebecois…). Elle est une sorte de géographe, ecolo et pro-mouddhistes, et lui est prof de surf rasta ! Nous avons tourné un peu ensemble dans la région de Rotorua. C’est une ville en bord de lac, située dans une région tres volcanique. Si bien qu’en arrivant à Rotorua, quelques kilomètres avant, on est prévenu de la nature volcanique du lieu par une odeur permanente d’œuf pourri… Cette odeur est omniprésente dans la région, et on s’y fait au bout de quelques jours. C’est assez pratique d’ailleurs, on peut peter sans vergogne dans les files d’attentes, les magasins bondés, les ascenseurs, sans que cela ne dérange personne.

Outre son odeur, cette région à d’autres atouts. Elle est l’hôte de nombreux lacs, autour desquels nous avons passé la plupart de notre temps. La zone regorge également de sources chaudes, ce qui nous a permis d’agréables séjours. Nous avons trouvé un camping minuscule, mais qui offrait les hot pools (entendez : piscines naturellement chauffées) en accès illimité. Nous nous sommes donc prélassé deux jours durant dans de l’eau de source à 39 degrés… Ce qui est loin d’être désagréable. Nous avons également pris le temps (et l’argent) pour aller à Wai-o-Tapu qui est un site volcanique magnifique. Le parc de Wai-o-Tapu regorge de phénomènes volcaniques en tout genre, à certains moments on croit vraiment avoir changé de planète. Les couleurs sont magiques, des vaunes fluo (melange de vert et jaune), des maranges profonds (marron et orange). Le plus impressionnant restant certainement la Champagne pool. Elle fait une soixantaine de mètre de diamètre, l’eau y est à 64 degrés donc une vapeur intense s’en échappe, et  elle doit son nom aux fine bulles remontant en permanence des profondeurs. L’eau est turquoise, transparente, et tout les rochers visibles de la surface étant immergés sont d’un orange vif. Un liseré orange longe toute la bordure de la piscine fumante, c’est juste magnifique.

Il a malheureusement rapidement fallu quitter cette région, car nos finances sont a nouveau proches du zéro. Nous avons donc dit au revoir a nos nouveau compagnons, car pour eux l’urgence de trouver un boulot était moins… urgente. A présent, pour nous, la seul destination plausible à cette époque de l’année : Hawk’s bay, le paradis de la pommes. La bas il y a du taf. Mais la bas, il y a aussi nos québécois, que nous n’avons que moyennement envie de recroiser… Pas le choix, nous mettons le cap sur Hastings.

Hastings et Napier sont deux villes limitrophes assez importante de la côte Est. Autour d’elles se trouve des vergers à perte de vue. Pommes, nectarines, abricots,  kiwis,  et prunes se plaisent très bien dans la région. Nous nous sommes donc installés par ici pour un moment. Au début, notre recherche de travail était très « française »… Aller dans de bureaux, faire la queue, demander du travail… Chercher sur les panneaux de petites annonces… Rien n’y a fait. Nous sommes donc passés en recherche active. Le mode à enclencher quand on est seul à l’autre bout du monde dans un pays qui ne parle pas la même langue que soit, quand on a plus un rond, et qu’on a pas envie de rentrer au bercail. Et ca, ca marche. Donc, prenant le taureau par les cornes, nous somme allés dans les vergers directement. A la rencontre de l’autochtone. Nous avons ainsi fait une bonne cinquantaine d’orchard (verger en français… Pardon). Sur ces 50, dans au moins 30 nous n’avons pas trouvé âme qui vive.  Les 20 restants nous répondant invariablement qu’il n’y avait pas trop de boulot à cette période, mais qu’ils allaient nous rappeler… Et enfin nous sommes tombés sur Kahn. Il n’en a pas l’air, Kahn, mais il est superviseur !! Kahn est un p’tit indien, du même âge que nous à peu près, peut être un peu plus jeune. Et il supervise le travail des différents pickers (cueilleurs). Il nous a donc dégoter deux places, malgré le fait que nous n’avions aucune expérience. Car oui, c’est important de savoir cueillir un fruit, ca a l’air simple, mais pour le faire bien et surtout vite il faut avoir la maitrise !

Nous voila donc en résidence à Hastings. La ville est assez sympa, pas pire pour une ville. Nous gravitons autour d’elle, en dormant à des endroits que nous avons repérés et qui sont sympas. Nous passons nos journées dans les pommiers. Nous avons deux jobs : Apple thinners, et Nectarine (ou prunes) pickers. Apple thinner consiste à faire du thinning sur les pommiers… Alors, qu’est ce que le thinning me direz vous… Comme je ne connais pas le mot français je vais expliquer. Le thinning, c’est l’action de retirer toute les pommes en trop, les trop petites, les trop moches, trop abimées… On fait la sélection de celles qui vont grossir et devenir les belles pommes que vous trouverez a carrefour. On est les nazis de la pomme.

Nectarine Picker : C’est juste un cueilleur de nectarine… Toute la subtilité de ce fruit résidant dans sa maturation très rapide. Nous repassons plusieurs fois sur les mêmes arbres à quelques jours d’intervalle, pour ramasser les nectarines au moment idéal. Ce boulot est un brin plus physique, car il faut porter le bucket de nectarine devant soi, mais il est payé à l’heure… Ce qui permet de se la couler douce ! Car dans les pommes, nous sommes payés à la tache. Le prix de l’arbre varie en fonction d’obscurs paramètres, mais pour le moment nous sommes sur des arbre à 1.65 dollars. Ce qui n’est pas beaucoup dutout quand on considere qu’en une journée, à deux, nous atteignons difficilement les 100 arbres. Ce boulot n’est pas pour nous, pour faire ca et gagner de l’argent correctement, il faut être une machine…

Nos collègues de travail sont tous des chinois ou indiens, qui sont la « pour faire de l’argent ». Il l’envoie ensuite a leur famille resté au pays. Et eux, ils vont vite,  vraiment vite. La communication est plus aisée avec les indiens car pour la pluspart ils on un anglais correcte. Mais les chinois c’est une autre affaire. Ils ont leur chinois en chef (appellé Thinnois ou Picknois selon les circonstances) qui est le seul pour ainsi dire à maitriser un peu la langue de Shakespeare, et les autres suivent. Le chinois est amusant à observer. Il essaye de communiquer de temps en temps avec des questions pas orientées du tout : « y’a-t-il beaucoup de chinois en France ? » « Sont-ils riches ? »… A un moment, une conversation surréaliste s’est engagée sur Nicloas Sarkozy, notre cher président. Parler  de Nico à un chinois qui a trois mots d’anglais, dans un orchard de nectarine perdu sur l’ile du nord de Nouvelle-Zélande, ce n’est pas quelque chose que nous pensions faire dans notre vie. Cela dit, ca, c’est fait. Nous avons aussi croisé le chemin de Joe. Joe, c’est un Maori (ex taulard aussi… C’est une constante…d’ailleurs fameuse blague de John : « comment dit-on femme en maori ? »  -> wahine « et homme ? » sourire accroché aux oreilles John nous répond -> prisoners… ), conducteur de tracteur de 40 ans, et c’est un type en or… Grace à lui nos journées sont bien moins longues à l’orchard ;) Toujours le mot pour rire,  il est plus qu’amical, et il nous a même amené chez sa mère !

Cela dit nous n’avons pas fait long feu dans cet orchard. Apres un rapide compte des sioux qu’il nous restait, et surtout une prise de conscience quand à la poignée de cerise que nous gagnions, nous nous sommes rendus compte que nous n’avions pas vraiment besoin de travailler (merci mon pti Fab d’avoir enfin acheter ma R19 ! et merci au popa et aux grands-parents de Jul). Le coup final qui nous a décidé à quitter le job a été quand Khan nous a annoncer que nous allions devoir travailler de 6h30 a 20h, car à ce moment la nous cueillions des prunes, et la prune murit très vite donc, elle n’attend pas. 14h de boulot par jour, seul un picknois peut le faire. Nous avons donc fui.

Et grand bien nous fasse ! Car au lieu de s’échiner dans un orchard en plein cagnard pour gagner quelque brouzoufs, nous avons pris la route pour le Tongariro. Le Tongariro, c’est un volcan encore actif situé en plein centre de l’ile du nord. Et pour les aficionados du seigneurs des anneaux : C’est LA montagne du destin ! Eh oué !! En chemin nous nous sommes arrêtés au Gravity canyon, un complexe de « sports extrêmes » qui propose saut à l’élastique, tyrolienne démesurée (départ a 175m de haut, 1km de course, 160km/h en position superman en passant dans le canyon… Ils font pas les choses a moitié …), etc.… Nous ne nous sommes pas privé pour nous offrir un saut a l’élastique de 80m au dessus de l’Anduin (référence au seigneur des anneaux encore, désolé nous ne connaissons même pas le vrai nom de la rivière). Ce saut, soit dit en passant est le plus haut disponible dans l’ile du nord. Et ce n’est pas de la gnognote ! Les vidéo en témoignent, et ceux qui le voudrons pourrons les visionner à notre retour. Groooosse poussée d’adrénaline, et sourire béat toute la journée !!!

Voila nous voici rendu à ce jour. En fait il s’est passé une myriade d’autres anecdotes, mais tout écrire prendrai un roman et puis, il faut bien qu’il nous en reste à raconter pour quand on rentrera !! D’ailleurs à propos de rentrer, on pense sérieusement qu’on fera un petit crochet par un autre pays avant de rentrer chez vous les bouffeurs de saucisson et de claquos (ah pour la charcutaille et fromage, ils ne sont pas fort les kiwis !! un bon saucisson  ou un petit morbier ca ferai plaisir…). Mais on vous en reparlera plus tard quand le vol sera déjà booké et que tout sera sûr !!

Merci encore à vous tous, qui nous suivez, qui nous lisez, qui commentez, qui nous envoyez des p’tits sms… Merci beaucoup ! A bientôt pour de nouvelles aventures !!

 




Auckland… c’est pas pour nous !

8112009

Salut a tous !!

Tout d’abord nous tenons a vous dire un grand merci, car nous n’imaginions pas que notre petite aventure allait susciter autant d’intérêt chez vous ! Déjà mille visites en à peine deux mois, plus une grosse cinquantaine de commentaires !! Nous ne nous y attendions pas du tout … donc une fois de plus un grand merci a vous, cela nous motive encore d’avantage a garder le blog a jour !

Alors, nous nous étions laissés à Dargaville. Petite ville sympa, mais nous n’en avons vu quasiment que la bibliothèque, car elle était très confortable, gratuite et équipée du wifi (comme toute les bibliothèques ici bas). Nous avons profité également de cette petite halte civilisée pour manger de bon petits plats chinois. Car les restaurants asiatiques ici sont monnaie courante… Coréens, thaï, chinois, jap…

Apres s’être bien rempli la pense de chinoiseries, et bien rempli les placards de Roger, nous sommes repartis en mode nature, toujours vers le sud. Notre route (toujours aussi hasardeuse) nous a mené a contourner le Hokianga harbour. Un Harbour énorme, qui est certainement le plus grand de l’ile du nord. Il rentre tellement dans les terres qu’il relie presque la mer tasman à l’océan pacifique. Bien que la route soit très difficile dans le coin (a coté la suisse, c’est de la ligne droite) les paysages sont magnifiques, ca oscille entre mangrove, eaux brunes, montages, et bush.

Nous avons finalement atterris dans un tout petit village, ou nous ne sommes pas restés bien longtemps seul, un groupe de quatre jeunes kiwi nous ont proposé de festoyer ensemble, ce que nous avons évidement accepter illico ! Le mieux, c’est que le père d’un d’entre eu faisait sa propre vodka. Nous avons pu donc faire la fête avec du pur produit kiwi made ! C’était vraiment sympa !

Le lendemain après être passé chez notre fabricant de vodka pour lui en acheter une bouteille, nous avons décidé de rejoindre la Mer car nous ne l’avions pas vu depuis un bout de temps. Mais pas trop loin, car la soirée de la veille était encore bien présente dans nos têtes ! Nous avons donc pousser jusqu’à Shelly Beach, et nous somme poser dans un espèce de camping a même hokianga Harbour. Et la, une fois de plus, je vous le donne en mille, quatre kiwi, encore plus fêtards que ceux de la veille ! Nous avons donc remis ca, parce qu’il ne faut pas se laisser abattre ! La soirée fut haute en couleur, avec baignade dans le harbour, parties de catch enflammées dans l’eau etc. ! D’ailleurs a cet instant nous avons compris pourquoi Shelly Beach… Dans le sol se cache de gentille petits morceaux de coquilles, bien coupants, qui n’on pas manquées de nous lacérer les pieds pendant notre lutte aquatique… Aie !!

Apres ces deux soir, relativement éprouvants, nous avons décidé de nous la jouer culturel. Le lendemain, nous sommes donc allés au Musée du Kauri (l’arbre énorme emblématique de la NZ). Ce musée était vraiment extrêmement intéressant ! Nous y avons passé une demi-journée, et nous savons maintenant tout de l’utilisation, l’exploitation etc  de ce magnifique arbre. Mais un point nous a choqués : Pas une seule explication sur le rapport qu’avaient les Maoris avec cet arbre !! Pour eu, c’est un dieu quand même !! Et tout ce qu’on a vu la bas sont des scieries, des vielles photo de pionniers les coupant a la hache, ou encore une collection de tronçonneuses !! Ah, et puis la plus grosse collection d’ambre au monde aussi… Mais rien, pas le moindre panneau sur les Maori et leur croyances. Ca nous a pas mal choqués. Et ca en dit long sur le climat actuel Maoris/Kiwis.

Apres s’être remplis la tête de toutes ces choses très intéressantes, nous avons décidé de nous poser en camping un peu histoire de se laver, trouver le net… Enfin toute les commodités habituelle d’un camping ! Nous avons donc fini à Muriwai beach. Célèbre pour son spot de surf réservé au confirmés, car les vagues sont d’une puissance qui ne rigole pas, et il y a pas mal de courants dangereux… C’est la bas que nous avons rencontré Mathias ! Un petit français qui voyage tout seul… Avant il voyageait avec sa copine, mais les choses n’ont pas marché… Il a donc décider de poursuivre l’aventure seul. C’est un gars en or, vraiment hyper sympa, mais le voyage touche à sa fin pour lui. Nous avons donc décidés de passer quelques jours a Auckland avec lui, histoire de voir un peu de monde, connaitre un peu la ville etc… Donc, après deux jours de repos au camping de Muriwai, nous avons repris la route direction Auckland en compagnie de notre nouvel ami.

Et la, un aventure dont nous nous serions bien passé… Alors que j’allais tourner a gauche, à une intersection tout ce qu’il y a de plus simple, un kiwi (dans un van rouge aussi) a eu la bonne idée d’essayer de me doubler par la gauche… Donc forcement, ca a crashé. Lui a finit dans le fossé a coté, et nous avons réussit à rester sur la route heureusement. Jul a cassé la vitre avec sa tête… Mais il a la tête dure ! Et ce pauvre Roger était dans un triste état.  Porte de gauche complètement éclatée, phare et cligo pendants, calandre arrachée et certainement plein d’autres soucis non visibles… Et l’autre van était dans un état encore plus déplorable. Raaaaah !! On se serait vraiment passé de ca !! En plus le mec sur le coup à essayer de nous entuber, il ne voulait pas appeler les flics. Mais heureusement une voiture de police est passée, et nous n’avons même pas eu à le faire. Donc après plusieurs heures sur le bord de la route, à donner nos versions respectives de l’histoire, le flic nous a aidé a raccrocher sommairement la portière, et nous avons continué notre route vers Auckland. Mais avec une nouvelle idée en tête : trouver un garage, et un backpacker ! Nous avons choisis un backpacker (c’est une sorte d’auberge de jeunesse) pas trop cher, et nous sommes ensuite partis en quête d’un garagiste pas loin. Nous avons réussi assez facilement, et le garagiste nous a bien expliquer quoi faire avec les assurances. Il suffit d’appeler l’assurance de l’autre partie, et de récupérer un numéro, et c’est ce numéro  que l’on donne au garagiste pour qu’il commence les réparations. Ca a l’air simple comme ca… Bin ca nous a pris  une semaine et une bonne cinquantaine de coups de fils !! Mais on a finalement réussi.

Bon, évidement nous nous serions vraiment passés de cette histoire. Mais elle a quand même du bon !! Car voila bientôt une semaine que nous sommes coincés Auckland, et dans le Backpacker ou nous avons élu domicile nous avons rencontré plein de monde vraiment sympa, fait des soirées vraiment marrantes, on a pu visiter Auckland un petit peu… Bon, évidement, cette semaine aura fait un énorme trou dans le porte feuille, car la ville est cher, les bars sont cher, et le backpacker aussi… Mais ca ce n’est pas grave !! Car nous avons rencontrés Seb et Marie !! Deux petits canadiens vraiment, mais vraiment très cool !!

Apres une semaine passée au backpack, nous avons appris la plus triste nouvelle depuis notre départ : Rogerard ne sera plus. Les assurances refusent de payer les réparations, car elles coutent plus que ce que vaut le van selon eu. Nous avons donc choisit une solution intermédiaire, temporaire et pas trop chère… Nous avons loués une voiture pour une semaine, le temps de toucher le remboursement de 2250 dolls que nous avait promis l’assurance. Nous voici donc parti avec nos deux canadiens, direction le nord histoire de se balader un peu et surtout de ne pas rester a Auckland. Nous sommes repassés par des petits endroits sympa que nous connaissions, et cette semaine nous a permis de nous rendre compte que nous n’allions pas voyager bien longtemps ensemble ! Ils sont tout les deux assez… Spéciaux. Donc à l’heure où nous écrivons, nous les avons relâchés dans le centre d’Auckland, et nous sommes repartis !

Demain (lundi 9 novembre) sera une journée rush… Nous devons récupérer notre argent, acheter un nouveau van, déjà baptiser Rogerard Junior (que nous avons déjà trouvé, on est des rapides nous !), récupérer l’intégralité du contenu de Rogerard, car le nouveau van est vide. C’est une solution qui rentre plus dans notre budget, et qui nous permet de nous payer un van de 1999, diesel, et surtout de conserver l’âme de Rogerard sur les routes kiwis ! En plus, à la revente, nous allons certainement retomber sur nos pattes, car pour le moment, on a un peu mal aux fesses. Une fois que tout ca sera fait, nous allons directement aller a Te Puke, qui est la capitale mondiale (attention ca rigole pas) du kiwi et nous allons nous vendre pour trouver un taf le plus rapidement possible dans les plantations (après l’achat du van, les finances seront au plus bas, quelques jours d’autonomie a peine, et sans extra évidementJ), et surtout un endroit avec du courant, des outils, bref, tout le nécessaire pour réaménager rogerard junior.

Voila !! Pour résumer, ces quinze dernier jours ont certainement été pour nous deux les quinze jours les plus fous, les plus bizarres, les plus intenses et surtout chers de notre voyage !! Et ca, c’est bon !! L’aventure merde !!

A bientôt tout le monde ! On vous embrasse tous !




Welcome to the Far North

23102009

Salut a tous !! Nous revoilà !!

 

Nous savons que vous attendez tous avec impatience ce second article, c’est pourquoi je m’y met… En plus on a pas mal de choses a raconter mine de rien…

Apres avoir quitté John et Moses, nous avons repris la route pour le nord, mais une fois de plus, pour très peu de kilomètre… Nous avons finalement élu domicile a Otamure bay, dans un camping du DOC (Departement Of Conservation, un peu l’équivalent de l’ONF, mais en plus large). Ces campings sont très bon marché, de l’ordre de 7 dollars par nuit et pas personnes. De plus ils sont souvent sur le principe de l’honnesty box… Personne pour contrôler, juste une boite a l’entrée ou mettre ses sous. Cela dit pour ce prix, pas d’internet bien sur, pas de douche chaude, et des toilettes qui se résume a un trou dans le sol. Heureusement, ces campings sont souvent situés dans des endroits magnifiques, et ils sont assez souvent notre refuge, car les panneaux nous interdisant de poser le van pour la nuit ont fleuri comme des snow drops ici bas.

Dans ce camping nous avons fait la connaissance d’un groupe de jeunes kiwis venus quelques jours en vacances ici… Très jeunes même, 16 ans pour la plupart. C’était marrant de pouvoir juger de la jeunesse insouciante du kiwi. Ce qui nous a choqué en premier lieu c’est qu’ici, on a son permis de conduire a 15ans… Et eu ne se tape pas de fiat panda comme première voiture !! Bien souvent un pickup 4X4 ou une berline japonaise énorme, bien souvent V8… Et l’un d’entre eu en était a sa deuxième voiture cassé… A 16 ans, ca promet ! Sinon, c’était marrant d’échanger un peu même s’ils n’étaient pas toujours très loquaces.

Apres ces quelques jours, nous avons continué en direction d’Haruru falls, persuadés d’y trouver une chute d’eau… Mais raté, tout ce qu’on y a trouvé est un parc d’attraction d’un autre genre. Malheureusement il était cher, mais l’envie d’aller y faire le fou nous démangeai beaucoup surtout jul J C’est un parc a sensation fortes a petit budget… Des toboggans avec des sauts énorme à la fin ou l’on atterrit sur un enoooorme matelas gonflable, de trapèze géants, parcours du combattants revisités etc… Ca avait vraiment l’air fun. Apres avoir réussit à calmer Jul qui pleurait a grosse larme parce qu’on ne pouvait pas y aller, nous avons finalement trouvé un endroit très sympa pour la nuit, nous avons pu y observer un levé de lune parfait entre les montagnes et au dessus de l’eau.

Nous avons finalement mis le cap sur Matauri bay, une baie magnifique dont nous n’avons malheureusement pas pu profiter a cause de la météo. Le premier jour, nous avons eu des pluies torrentielles, sans discontinuer, comme on en voit jamais en France. L’équivalent d’un gros orage, dans les moments ou ca tombe dru, mais pendant 6 heures d’affilées, sans faiblir. Impressionnant. Et le lendemain, ciel bleu immaculé, mais un vent puissant et surtout du sud donc glacial, qui a fait pareil : non stop toute la journée. De plus, nous étions obligés de prendre un camping, lequel n’était pas top et surtout avec un staff très peu accueillant. Nous avons donc fui !!

Et la décision était bonne, car nous avons finit a Maitai bay… Et a cet endroit, nous y sommes resté 5 jours !! Nous étions dans un camping du doc très sympa et surtout très gratuit… Mais nous ne sommes pas resté la haut pour les seules raisons que la baie est magnifique et le camping gratuit… Nous avons fait la bas une rencontre relativement incroyable !! Rickie de son nickname !! Encore un sacré personnage haut en couleur. C’est un Mauri, de 43 ans, et il est plus ou moins l’équivalent d’un SDF. Il vit dans sa voiture et est totalement en marge de la société. Il ne va au petit commerce que pour acheter pain, corned beef et farine. Car toute son alimentation, il la sort de la mer !! moana en Mauri ! Il nous a apprit une quantité de choses sur comment se nourrir grâce a elle !! Oursins, différents coquillages, comment lever les filets des poissons etc… Il nous a apprit de nouvelle techniques de pêches, et nous a fait gouter un peu la culture mauri. Notamment en nous préparant des têtes de poissons !!! En Europe nous jetons ca à la poubelle sans réfléchir, mais pour les mauri, c’est la meilleure partie du poisson !! Notamment les yeux, qui sont très goûtus, et la cervelle, qui se lape aisément. Les soirées en compagnie de Ricki étaient, et c’est peu de le dire, bien arrosées ! Car le bonhomme avait un certain penchant pour la bière, qu’il nous a offert sans compter ! Les Mauris sont comme ca, s’ils amènent nourriture ou boisson dans ta maison, ils ne repartiront jamais avec ! Tout doit être consommé.

Le départ de Maitai bay a été le moment de la grande séparation… Nous quittions Rickie, mais surtout Mel et Yo… Eh oui, leur voyage est finit, leur avion les attend dans 2 jours a Auckland. Bon, avant de rentrer en France, ils font un petit crochet par la Nouvelle Calédonie, pour y passer deux semaines en mode sac à dos. Les adieux furent déchirants, nous étions tous a la limite de lâcher notre larmichette !! Snif…

Mais le vrai voyage commence maintenant, nous deux et Rogerard !! Nous avons donc mis cap au nord, fidele a notre idée de voir le cap Reinga, qui est je le rappelle, le point extrême nord de l’ile du nord. Mais Rogerard en avait décidé autrement !!  Alors que nous roulions tranquillement, normalement, d’un coup une énorme clac-clac !! Le genre du truc qui fait s’arrêter immédiatement. Apres un premier diagnostique, nous n’étions vraiment pas confiant… (Attention, la suite risque d’être un peu technique) Dans un premier temps nous avons remarqué que nous ne tournions que sur trois cylindres alors, nous nous sommes dit que ce clac devait provenir d’une soupape… Raaaaaahh !! Vous auriez vu nos têtes, nous étions déconfits ! MERDE !! Seulement un mois et il nous claque entre les pattes sans prévenir !

Nous avons pris la décision de pousser jusqu’au prochain garage, ou station service que nous allions croiser… Choix dangereux, car même si le moteur tournait encore, chaque kilomètre parcouru en plus risquait de tout casser pour de vrai. Heureusement à cet instant, la chance nous a souri. Quelques kilomètres plus loin à peine, nous sommes tombés sur une station service, pourvu d’un mécano mais il n’était pas la cet après midi. Nous n’avions pas trop le choix. Trouver le camping le plus proche et revenir le lendemain. Encore une fois, heureusement un camping se situait à 3 ou 4 kilomètre a peine. Nous sommes donc retournés le lendemain jusqu’à la station (en roue libre, ouf, ca descendait !) et nous avons fait la connaissance de Alan, le mécano en chef… Un vieux mécano, de 65 ans au moins, qui n’a eu qu’à écouter notre moteur pour confirmer nos dires… Ca ne sonne pas bon, qu’il nous dit ! Et la, sans rien avoir à lui demander, il nous a fait la proposition idéale…

Les choses se sont passées comme suit :

« Vous êtes la depuis longtemps les gars ?

-Binn, un mois a peine…

-Et il vous reste combien de temps de voyage ??

-Onze mois, on est en visa vacances travail…

-Ok je vois… Et vous avez beaucoup de sous ??

-Ooooh non, en tout cas pas de quoi payer un nouveau van !!

-Bon, vous avez l’air de vous y connaitre un peu en mécanique, si je vous prête les outils vous pensez pouvoir vous débrouiller ?

-Euuuu bin on pense, oui !!

-Alors on fait comme ca, garez votre van la bas, je vous apporte les outils et je vous dirai quoi faire et dans quel ordre…. »

Et c’est comme ca qu’on débutait une journée et demie de mécanique intensive !! A présent le moteur de Rogerard n’a plus trop de secrets pour nous !!! Nous l’avons donc démonté, jusqu’à nous apercevoir que le joint de culasse était totalement mort… Donc, triomphants, nous sommes allés voir Alan, qui s’est empressé de commander un nouveau joint. Le lendemain à 10h le joint arriva et à 14h Roger était remonté et tournait comme une horloge !! Même bien mieux qu’avant !! Le tout ne nous aura couté que 165 dollars, et dans ces 165 dollars sont compris une vidange, et surtout tous les conseils d’Alan !!

Nous avons vraiment été tres chanceux !! Même au niveau du camping… La gérante nous a fait une bonne réduction, ce qui nous a permis de rester deux nuits dans une petite cabane équipée avec frigo etc… Aaaah, vraiment, ces trois jours a Pukenui, au début se présentait comme l’enfer et se sont finalement transformés en trois jours excellents !! Et en plus, cerise sur le gâteau, nos voisins de cabane était deux jeunes kiwi, qui venait de Whangarei (un peu plus au sud), pour faire de la cueillette d’avocat. Ces deux gars aussi était vraiment très sympa et grâce a eu, nous avons maintenant un pied a terre a Whangarei, juste un coup de fil à passer et nous savons ou passer la nuit !!

                Apres cette (mes) aventure, nous nous sommes finalement décidés à faire route pour le Far North, le fameux Cap Reinga. On est censé y voir la mer Tasman et l’océan Pacifique se mêler en une ligne très distincte, car l’océan pacifique est d’un bleu presque azur, tandis que la mer Tasman arbore un bleu bien plus profond. Du cap Reinga partent également pas mal de randos. A notre grand désarroi, nous n’avons pas pu profiter du spectacle car nous étions littéralement dans les nuages… Visibilité quasi nulle… Nous nous sommes donc résigner à redescendre vers un camping du Doc, non loin de la. Et nous y sommes finalement restés quatre jours !! Car la bas nous avons fait de très bonne rencontres !! Un papa et ses deux filles, gersois, trois bonhommes normands, un petit couple dont la fille est de Nice, et le bonhomme de Chelsea, et un couple d’allemand, dont la demoiselle parlait limite mieux français que moi !! On se serait cru dans un camping en France, avec le paysage en plus !! Résultat des courses, de très bonnes soirées (9 personnes à picoler dans Rogerard ! Record !) Des parties de pêche très fructueuses, qui nous ont permis des ripailler avec tout ce beau monde… Et surtout beaucoup d’échanges !! James (le gars de Chelsea) parlait également un peu français, mais nous faisions un effort pour faire des soirées anglophones, et comme il parle un très bon anglais, la communication allait bon train.

Nous avons donc passé 4 jours, sur deux campings différents avec tout ce p’tit monde, puis nous avons décidé de faire passer à Roger un test ultime de fiabilité… LA 90 miles Beach ! La fameuse. Comme son nom l’indique, c’est une plage rectiligne de 90 miles, que l’on peut emprunter en voiture. En fait, c’est l’équivalent d’une autoroute 12 voies a marée basse !! C’est une expérience irréelle ! Rouler a fond sur une plage plate comme une patinoire, avec la mer Tasman déchainée d’un coté, et les dunes énormes de l’autre coté… Et c’est la que Rogerard nous a montré ce qu’il avait vraiment dans le ventre !! Nous avons du traverser une rivière d’une trentaine de centimètres de profondeur… Et ce sans s’arrêter et même sans ralentir, car le risque de resté bloqué était énorme. Et bien il l’a fait sans sourciller ! A 60 km/h !! Trop facile pour Rogerard, il lui en faut plus pour être embourbé. Apres ces sensations fortes, nous avons élu domicile deux jours dans un vrai camping car le linge sale, et nous même commençaient a vraiment sentir la marée. Le hasard faisant, nous y avons retrouvé nos Normands ainsi que le couple franco-anglais. Eux par contre n’ont pas eu le courage de s’aventurer sur la 90 miles beach mais on les comprend, ils n’ont pas Rogerard avec eux !!

Le cap est à présent au sud et par la cote ouest. Nous avons déjà un autre but : La Waipoua Forest, qui abrite les plus vieux Kauris de Nouvelle-Zélande. Le Kauri est un arbre endémique gigantesque et qui a un rôle très important dans les croyances Mauri. Pour eux ce sont ces arbres qui sont a l’origine de la séparation du ciel et de la terre, et donc a l’origine de la naissance de la lumière et de la vie (en gros, c’est un peu plus compliqué que ca). Nous trouvons ca bien plus poétique et imagé que notre célèbre « au premier jour, au deuxième jour… etc ». Nous avons donc sillonné les montagnes côtières pendant un bon bout de chemin avant de finir à l’embouchure sud de l’Hokianga Harbour (un Harbour est une avancée de mer dans la terre). Face à notre van, donc au nord de l’embouchure s’élevait une dune de sable gigantesque. A coté, la dune du Pilat est un petit pâté de sable ! Enfin seuls !! Nous en avons donc profité pour faire de la musique a l’abri du vent dans Rogerard. Mais nous n’avons pas pu en profiter longtemps… Quelques heures à peine et nous avons vu débarquer nos trois normands !! Encore et encore ! C’était assez improbable car nous étions sur un parking assez caché, et nous avions parcouru plus de 100km dans la journée (Waouh ! Record !!). Voici donc presque une semaine que nous voyageons avec eux.

Le lendemain, nous étions tous bien décidé a voir ce fameux Tane Mahuta, le plus grand Kauri encore debout de NZ. En effet, étant donné la qualité et l’abondance de ce bois, les colons se sont joyeusement adonné a l’abattage de la plupart d’entre eux (96%…), pour construire bateaux, maisons etc… Et ce bien évidement sans ce soucié des croyances locales. C’est pourquoi aujourd’hui il n’en reste que très peu, un peu a l’instar des forets qui recouvrait a l’origine la quasi-totalité du territoire. Sur la route en direction de Waipoua forest nous avons croisé deux auto-stoppeuses allemandes, Johanna et Theresa, qui se sont fait un plaisir de sauter à l’arrière du van. Nous voici donc 7 dans le convoi !

Nous avons finalement atteint le but du jour et nous en avons pris plein les yeux ! Le Tane Mahuta fait presque 14m de circonférence et culmine à 51m de haut !! C’est vraiment le roi de la forêt ! Nous sommes restés de longues minutes le cou tordu vers le ciel à nous imaginer faire les singes dedans, à imaginer la méga-cabane que nous aurions fait dedans…  Mais il n’a pas été la seule source d’émerveillement car la waipoua forest est une forêt primaire qui est la depuis toujours et que personne n’a jamais touché. Elle est d’une densité sans pareille et ca regorge de vie. On peut sentir la puissance des lieux à chaque pas. Nous avons donc décidé de nous y arrêter pour la nuit, toujours en compagnie de nos deux allemandes et nos trois normands. La soirée fut très arrosée, pleine de fous rire, et d’échanges. Nous nous sommes même lancés dans une balade nocturne dans la foret, dans l’espoir de croiser un Kiwi !! Evidement nous n’en avons pas vu, car ils sont extrêmement rares. En revanche, au détour d’un sentier nous sommes tombés sur une vision magique, digne du seigneur des anneaux ou sortie d’un manga des studios ghibli… Un mur, et pas petit, couvert de vers luisants !! De tout petit vers, rien à voir avec les insectes que l’on a en France, mais extrêmement lumineux, et qui étincelait d’un bleu cyan !! On aura dit le ciel, mais à la verticale, et a portée de nos mains !! Instant magique !! Nous sommes restés de longues minutes face à ce spectacle, nous aurions même pu y passer la nuit. Encore un souvenir qui restera gravé à jamais !!

Apres cette nuit de folie, nous avons repris la route mais sans les Normands cette fois ci car ce coup ci nos routes se séparent pour de bon. Ils veulent retourner sur la cote Est, ce qui n’est pas du tout dans nos ambitions. Direction Dargaville pour nous !! Au sud, toujours au sud ! C’est a Dargaville que nous avons finalement déposé nos deux petites allemandes car pour elle également, la route repart à l’Est, elle on besoin de travailler et donc d’aller a Whangarei.

Nous y voila donc, a l’heure ou nous écrivons, nous avons décidé de rester à Dargaville pour la nuit, garés juste en face de la bibliothèque, afin de jouir de leur accès wifi gratuit et illimité, chose que nous n’avons pas encore eu depuis le début du voyage. Ce soir nous avons le net pour de vrai !! Youhou !! D’ailleurs nous sommes en ce moment en train d’upload toute nos photos, pas loin de 500… Nous allons créer une page exprès qui va répertorier nos différents albums accessible sur Picasa (notre hébergeur de photo en ligne)! N’hésitez pas à jeter un coup d’œil !!

Voila pour les news de ce coté de la terre ! Nous espérons que du votre ca se passe bien, qu’il ne fait pas déjà trop froid, trop gris, et que le boulot n’est pas trop chiant ! Merci a vous tous pour les petits commentaires qui nous font toujours autant plaisir, continuez comme ca ! Et a bientôt pour de nouvelles aventures au pays des kiwis !

Les photos arrivent pas de panique mais jetez un oeil sur picasa, vous en trouvererez deja quelques unes ;)

 

 




Premiere experience sociale!! Le wwoofing, y’a qu’ça d’vrai!

2102009

Chez John Troy!! A Matapouri.

sany0044.jpgsany0033.jpgsany0037.jpgsany00411.jpg




Quat’ p’tits bout du Northland…

2102009

Matapouri Bay…

sany0063.jpgsany0065.jpgsany00021.jpgsany0082.jpg




Trois p’tits bout du Northland…

2102009

Waipu Cove!!

sany00293.jpgsany0040.jpgsany0046.jpgsany0047.jpg




Deux p’tis bout du Northland

2102009

Mangawhai… (prononcez Mangafaï, en bon Maori….)

sany0010.jpgsany0012.jpgsany0018.jpgsany0002.jpg




Un p’tit bout du Northland…

2102009

Pakiri….

sany0017.jpgsany0049.jpgsany0050.jpgsany0041.jpg




2102009

Hé bien ca y est !! Nous y sommes pour de vrai, les pieds en plein dedans depuis une semaine!! Et j’ai du mal à le croire quand je dis une semaine tellement c’est passé vite… Le rythme que nous avons adopté est le rythme idéal. Quelques kilomètres par jour, rarement plus de 30 (parce que faut pas déconner ! ) et presque tous les soirs un endroit différent pour dormir. C’est la magie du camion !!

Le camion, parlons en !! Il est tout simplement parfait… Nous nous en doutions, d’après les photos, mais en vrai c’est encore mieux. Thibaut, qui est son ancien propriétaire, nous a l’a légué avec tout ce qu’il y a dedans (et v’la la cargaison !)! Nous voici donc suréquipé, nous ne manquons de rien. Matos de cuisine, camping, duvets, matériel électrique, et une multitude de petits trucs qui nous rendent la vie encore plus simple. Un grand merci a lui!

Il se conduit bien malgré une boite de vitesse un peu difficile au début, mais on s’y fait vite, et il se comporte très bien dans les gravel road (route non goudronnées) escarpées, qu’il y a en abondance ici bas. Nous avons un évier, avec une réserve de 25L d’eau, un cooker double feux, avec une grosse bouteille de gaz et ici les bouteilles se rechargent en station service, pour pas bien cher. Nous sommes donc pas mal autonomes.

A l’achat, il était bariolé de magnifiques dessins fait à la peinture, par des enfants, d’à peu près…. 5 ou 6ans et de surcroit manchot des deux pouces, d’après nos estimations. Guillaume a donc pris les choses en main, et à l’aide d’une bombe de peinture noire et d’un peu de scotch, il a tout recouvert de gros points noirs!! Sur fond rouge, Rogerard (oui, c’est son petit nom… Gros Gérard… le Roger rare ou le Roger Gérard prenez le comme vous voulez ! une petite hésitation sur le Robernard mais Rogerard à fait son choix… communication à la grimpette de côte si ca passe c’est un oui et sans ca c’est non) a maintenant l’allure d’une énorme coccinelle!! Il est magnifique, et croyez nous, les têtes se tournent sur notre passage!

Donc pour le moment nous faisons route vers le nord avec nos deux guides, Yo et Mel qui bien que très gnian-gnian (Oh mon amour, Oh t’es trop fort mon chéri, etc… joke) nous ont emmenés dans des endroits parfaits ! Tous les soirs nous posons le van à même l’océan, sur de petits parkings équipés en sanitaires et où nous avons le droit (ou bien on se l’accorde) de rester pour la nuit. Nous vivons avec le soleil… Réveil tôt (voir très tôt pour Jul) et dodo tôt car la vie au grand air ca fatigue ! En passant la journée à pécher, bouquiner, jouer de la gratte guimbarde mélodica et autre… Nous venons de nous équiper en matériel de Snorkling, nous cherchons donc des endroits qui s’y prêtent et la NZ en regorge! Nous avons tous nos combinaisons, palmes, masques et tubas… ainsi qu’un grand harpon pour pouvoir manger à moindre frais… D’ailleurs la première prise a été faite !! Pas bien gros mais ca fait tout de même super plaisir !

Le jour de notre arrivé Yo et Mel nous attendaient à l’aéroport d’Auckland et nous ont emmené au Brown kiwi, un backpacker (sorte d’auberge de jeunesse) où nous avons rencontré Thibaut pour l’achat du van. L’affaire a été pliée très rapidement et le soir même, nous étions sur la plage d’Orewa, un peu au nord d’Auckland. Première claque! Des arbres jamais vu, des cris d’oiseaux jamais entendu… Pas de doute, nous sommes loin de chez nous! Nous y resterons deux jours le temps de commencer à organiser un peu le van, enfin surtout de se débarrasser des choses inutiles dedans pour faire de la place pour nos affaires à nous.

Ensuite, nous avons fait route vers le Shakespear regional park, et nous avons jeté l’ancre dans Army Bay pour trois jours. Trois jours de farniente, qui ont posé les bases de notre vie de Kiwi… Ici, on n’est pas pressés! Fini la vie à 200 à l’heure, ici c’est du 200 mètres à la journée et ca convient bien mieux à nos idéaux ! On mange quand on a faim, on dort quand on a envie de dormir… Le temps est plus que clément, nous passons la plupart de nos journées à moitié à poil… (on se comprend bien hein… pas d’allusion de mauvais gout) Pas mal pour une fin d’hiver! Durant ces trois jours, nous avons tout de même pris une matinée pour l’administratif. Cette matinée aura suffit (bien que trop longue pour pour Jul… « 10 minutes !!!! Nan ca va on reviendra demain !! ») pour ouvrir deux comptes en banque, finaliser les papiers du véhicule et prendre une assurance, et faire les demandes de N° IRD, qui est notre numéro de travailleur immigrés. Ah ouais, les kiwis ne sont pas fan de paperasse ! Et quand on a l’habitude des manières françaises, c’est hallucinant!

Après ces trois jours, nous avons repris la route pour le nord, jusqu’à Scandrett Bay. Encore un petit coin de paradis ! En arrivant, nous avons été accueillis par un groupe de 5 dauphins qui jouaient au large ! Nous étions comme des gamins devant ce spectacle, on courait partout…surtout vers eux… Mais on est arrrivés trop tard pour aller nager avec eux, ca nage vite un dauphin !

Nous n’avons malheureusement pas pu rester là pour la nuit car ce site est historique et est surveillé par un ranger (déçu il ressemblait même pas a Chuck..). Apres avoir profité d’une petite rando sur Mullet point, nous nous sommes dirigés vers Scott point où la, nous avons serré le frein à main pour la nuit. Là encore, en arrivant à scott point rencontre magique!! Une otarie est venue nous accueillir en mode « tu veux jouer avec moi !? » ! Nous aurions pu la toucher!

Le lendemain, nous avons décidé de trouver un camping, car nous n’avions pas vu d’eau chaude depuis plus d’une semaine. Nous nous sommes donc arrêtés à Pakiri, petite bourgade perdue après une dizaine de kilomètres de gravel road dans les montagnes côtières. La douche chaude fut salvatrice, et nous étions quasiment les seuls clients du camping donc, pas trop de changement par rapport à nos skwatts perdus…

Nous avons repris la route, toujours vers le nord, pour s’arrêter a coté de Mangawhai, sur un spot de surf apparemment bien connu des autochtones… De bonnes grosses vagues, mais des renfoncements dans des rochers, parfait pour se balader masque, tuba, et fishing spear à la main. Nous avons d’ailleurs sorti ici notre premier poisson !! Certes modeste, mais c’est le début d’une longue série ! Et tout l’honneur en revient à Jul, sniper sous marin !! Nous sommes restés trois jours ici, car la beauté des lieux nous a souvent empêché de partir le matin venu…

Nous avons finalement laissé les surfeurs à leurs vagues (de sacrés courageux ces surfeurs !! eau froide, vent et pluie, ca ne les empêche pas d’enfiler la combi a 8h du matin !! Et certains n’était pas tout jeunes !!) Pour nous diriger  sur Waipu Cove, dans un petit camping que nous avions repéré à l’avance sur un petit fascicule… Et nous avons bien fait !! Camping à 12 emplacements, et nous étions seuls !! Le couple qui s’en occupait était au petit soins avec nous, nous avions accès à une cuisine toute équipée, des sanitaires irréprochables, eau chaude (aaaaah !!), le courant, bref vraiment parfait ! Nous avions même un peu de wifi, et c’est de là que nous avons envoyé les 3 premières photos il y a quelque temps… Malheureusement, c’était payant… Donc nous nous sommes contentés d’une nuit. Dommage, c’était vraiment bien…

Pour accéder à la plage, il fallait prendre des petites barques (propice à la course de Quebar… mémorable ! ) pour traverser la mangrove ce qui nous plaisait énormément !!

Nous avons ensuite opéré un mini retour à la civilisation, nous sommes arrivés à Whangarei, la dernière « grosse » ville dans le nord de l’ile du nord. Nous y avons fait toutes les emplettes nécessaires à la finalisation de notre mini studio nomade à savoir un bon autoradio, des enceintes, du bois pour les fabriquer, quelques outils, un panneau solaire… Et d’autres…  Il ne restait plus qu’à fabriquer le tout !! Nous avons gouté quelques heures aux « joies » de la ville (sirènes de flic ambiance los Angeles, plein de gens partout) et nous ne nous sommes pas attardés…  Nous avons filé droit vers Matapouri Bay… Une fois de plus, le paradis était au rendez vous… Chaque baie où nous nous arrêtons sont toutes plus belles les une que les autres, et celle là à en croire nos « guides » (toujours aussi prout-prout, « t’es trop beau mon amour… t’es l’meilleur… » joke encore une fois ! ) est d’un très bon niveau ! Deux jours de détente pure, balades le long de la baie et même un peu plus loin, pêche, et snorkling fructueux !!  Nous avons sorti un poisson un peu plus gros que le précédent et blessé un Snaper  de bonne taille, environ 40cm… Mais malheureusement il n’avait pas été piqué assez fort, et en se débattant il a pu s’en aller… cette fois ci les honneurs sont pour Guillaume ! Et le p’tit poisson a fini à l’apéro, mariné avec du curry ! Mmmmh !!

Et un beau matin, nous avons fait notre première réelle rencontre ! John Troy ce sacré bonhomme, un monsieur de 65 ans vraiment très coooool ! Il est venu à nous pour proposer un peu de woofing ce que nous nous sommes empressés d’accepter, car l’offre était très alléchante…  3 heures et demi de boulot par jour, et en contrepartie nous allions partager sa vie, ses repas, et il offrait une place sur son terrain pour garer nos vans… Nous avons réellement été bien inspiré d’accepter.  Tous les matins, en prenant le thé il disait : «  aaah… Another day in paradise !! » Et il a bien raison… Sa petite bicoque est juchée en haut d’une colline en plein bush et c’est vraiment un bout de paradis ! Voila une semaine que nous y somme et nous nous y sentons mieux que nulle part ailleurs… John est un type merveilleux et c’est peu dire, plus accueillant que tout les français que nous avons pu rencontrer en 25 ans… Notre anglais s’améliore à grande vitesse grâce à lui (ca dépend pour qui… dit le Jul ! ) et nous nous sentions vraiment très utile car il n’est plus tout jeune et le pauvre souffre d’une sciatique carabinée…

Le travail quand à lui était aussi incroyable que l’hôte et le lieu… Nous travaillons dans la maison de vacance de sa fille, qui est mariée à un PDG qui a fait fortune grâce à la première Vodka produite en Nouvelle Zélande… La « 42 Below » qui se vend dans le monde entier… Jeff, l’heureux propriétaire est en fait un business man très connu ici bas en NZ, le premier ministre est même venu lui demander des conseils sur la façon de se présenter face au nouveau président des States. La maison était d’une démesure incroyable, nous n’avions jamais vu autant d’argent dans une bâtisse… Très moche, très froide soit dit en passant, mais incroyable. Et notre boulot consistait à préparer la baraque pour l’arrivée imminente des proprios… Tonte de pelouse (with the fly-mow and weed-eater), petits bricolages, nettoyages,  aménagement de chemins à travers leur « jardin »… Ce n’était pas de tout repos, mais trois heures et demi ca passe vite… Et après le dur labeur, le spa nous attendait chez John avec vu sur l’océan et le bush évidement….  Aaaah… Magnifique expérience !! Malheureusement, à l’heure où on vous écrit, elle est sur le point de se terminer car il n’y a bientôt plus rien à faire et surtout, l’envie de reprendre la route nous démange tous… Une semaine de sédentarisme suffit amplement… En plus, cerise sur le gâteau, deux autres jeunes nous on rejoint, français et très sympas !! Un couple vraiment dans un bon esprit.  Cela dit, après quelques jours passés ensemble, nous ne sommes pas mecontents de les quitter pour diverses raison notamment que le bonhomme n’est pas très vif, voir carrément lent et pas très utile pour la communauté…

 

La suite au prochain épisode !

 

Ps: voici 3 photos de scandrett bay, mais comme nous sommes limités en nombre de photos par article, regardez la suite!!

sany0003.jpgsany0013.jpgsany0122.jpg