Un Karma chargé nous avons…
22122009Salut a tous !! Kia Ora ! !
Nous voici de retour pour vous conter des petites bribes de notre vie d’expatriés ! La vie ici bas est toujours aussi douce. La vie en van est devenue tout à fait normale pour nous, et le confort qu’elle nous procure est a présent notre standard. Nous ne ressentons encore aucun manque quand aux facilités de la vie sédentaire française. Ah si, il y a quand même quelques points sur lesquels nous ne pouvons nier un manque certain. Ces points sont : le saucisson, le fromage, la vraie bière, et surtout… le pain ! Ah il faut avouer que sur ce point les kiwis on de sacrées leçons à prendre… Ils ne consomment quasiment que du pain de mie. Il est très bon, et il en existe des centaines de sortes (les rayons pain de mie sont assez impressionnant d’ailleurs) mais, cela reste du pain de mie. Ils s’essayent malgré tout à la confection de « pain » mais leur recette n’est pas au point du tout. Même leur french sticks (baguettes) sont molles, flasques, et sont a mi chemin entre une brioche insipide et une mauvaise baguette surgelée. Ce n’est pourtant pas compliqué !! De la farine, de l’eau, du sel et de la levure !! Eh bien eux échangent le sel par du sucre, et y rajoute quantité de conservateurs et produits en tout genre… Nous nous contentons donc de manger ce qu’ils sont capable de faire correctement : du pain de mie.
En revanche, ils on certaines spécialités qui risquent de nous manquer a notre retour, notamment les pies (tarte en français, mais les leurs n’on rien en commun avec notre conception de la tarte, nous continuerons donc a les appeler « pies »). Ces pies se vendent partout, dans la plupart des magasins, boulangeries, station services ou bouiboui quelconques. Elles sont maintenues chaudes en permanence et sont donc consommable immédiatement. Elles sont petites, une dizaine de centimètre de diamètre, et sont fermés par un couvercle de pate. Elles sont généreusement garnies et il en existe des dizaines de sortes. Steak/poivre, viande hachée/fromage, Œuf/bacon/tomate, bœuf épicé, tex mex, et j’en passe… C’est délicieux, et ne coute presque rien, deux ou trois dollars à peine ! C’est l’encas préféré du kiwi, et ce a toute heure du jour ou de la nuit.
Sinon, d’un point de vue produit, les supermarchés ne manquent de rien. Il y a bien quelques produits bizarres à l’anglaise (des sauces à la menthe, présentées en bouteilles style ketchup, par exemple) que nous ne nous sommes pas risqués à tester, mais en règle générale les produits sont bons. Ce qui est intéressant, c’est qu’avec la proximité de l’Asie, et le gout prononcé des Kiwis pour leur nourriture, tous les supermarchés regorgent de produits asiatiques, ce qui n’est pas pour nous déplaire ! Pour ce qui est du prix, la viande et les légumes (ces derniers sont magnifiques) sont vraiment moins cher qu’en France, ce qui nous permet d’acheter régulièrement un peu de bœuf, poulet ou encore d’agneau, et d’avoir en permanence des fruits et légumes frais dans le van. En revanche pour le reste, les prix sont un peu plus élevés que chez nous, et l’alcool quand a lui est beaucoup plus cher, ce qui rééquilibre la balance.
Bon assez parlé bouffe !! Car ce n’est pas tout ca, mais nous ne passons pas notre temps à manger ! Dans le dernier article nous vous avions laissés a proximité de Taihape, ou nous avions eu le plaisir de sauter du haut d’un pont, accroché par un simple élastique. Apres ce passage fort en émotions, nous nous sommes dirigés vers le Tongariro National Park. Le Tongariro est un volcan situé à peu prés en plein centre de l’ile du nord, juste au sud du lac Taupo. Il est intéressant en bien des points… Déjà, il est encore en activité, et sa dernière éruption remonte à pas mal de temps, ce qui laisse présager qu’il ne devrai pas tarder à cracher a nouveau. Ensuite, c’est le seul volcan en activité au monde sur lequel il est possible de skier ! Malheureusement, à cette période de l’année ce n’est pas possible. Et pour finir, comme j’ai du le dire précédemment dans un autre article, le Tongariro n’est autre que « La montagne du destin » dans le Seigneur des Anneaux ! C’est ce lieu que Peter Jackson a choisi pour incarner le but ultime de Frodon et ses compagnons…
Le Tongariro et le parc qui l’entoure, qui comprend d’autres monts tel que le mont Ruapehu, sont magnifique !! Torrents et cascades foisonnent, des étendues arides de cailloux jouxtent le bush luxuriant, les nuages jouent avec les montagnes, créant des visions a la limite du réel. Les déserts de cailloux visibles dans cette région on également servi au tournage du Seigneur des Anneaux. C’est le Mordor et l’Ithilien ! Contrée des orcs, et demeure du grand Sauron lui-même ! Pour les fans de la Terre-du-Milieu que nous sommes, arpenter cette région a été un grand moment !
Nous avions planifié depuis un bon moment de faire une grande rando menant au sommet du Tongariro. La célèbre Tongariro crossing track. Cette rando mène aux Emerald Lakes qui sont tout au sommet. C’est un ensemble de trois petit lac posés dans le cratère, qui comme leur nom l’indique sont vert émeraude. Malheureusement, la météo en a voulu autrement. Nous sommes restés en attente trois jours au pied du volcan, attendant un temps plus clément, mais en vain. Nuages, pluie incessante, et surtout une température négative passé les 1600m d’altitude nous on découragé. Nous nous sommes donc décidés à quitter la région, en se disant que ce n’était que partie remise. Malgré tout, nous nous sommes quand même un peu attardés dans le coin, car nous sommes tombés sur un petit bout de paradis, a proximité d’une cascade. Nous avons ainsi gouté aux joies de prendre notre douche matinale sous cette dernière ! Une eau fraiche (voir très fraiche !) claire comme le cristal et qui chutai d’une dizaine de mètres avant d’atterrir sur nos épaules… Le moins que l’on puisse dire c’est que c’était… Vivifiant !
Finalement, nous nous sommes résignés à quitter pour de vrai les terres. Cela faisait un bail que nous n’avions pas vu la mer, et elle nous manquai. Nous avons donc mit les voiles vers Wanganui une petite bourgade au sud ouest de l’ile du nord, posée en bordure de la mer Tasman. Revoir la mer nous a fait un bien profond ! Nous nous sommes arrêtés pile à l’estuaire d’une rivière (dont le nom m’échappe à cet instant). La rivière, chargée de sédiments arborait une couleur terre ocre, et se jetai dans la mer Tasman d’un bleu profond. Les eaux ne se mêlaient pas immédiatement, et la démarcation entre le marron de la rivière et le bleu écumant de la mer se prolongeait à perte de vue. La plage était jonché de milliers de troncs d’arbres, usés, charriés pendant des années par la mer, tant et si bien que le bois était blanc os. Le sable quant à lui était noir et étincelant sous les rayons du soleil. Le contraste était magnifique, quoiqu’un peu apocalyptique. On aurai dit des centaines de squelettes de bêtes informes échoués sur une plage d’une planète ou le sable est charbonneux. Un fort vent de mer soufflait, faisant remonter par petit paquets l’écume déposée sur le sable par les vagues incessantes. Une écume dense et blanche comme de la neige fraiche. Les petits morceaux d’écumes se désagrégeaient au fur et à mesure de leur course effrénée sur le sable noir. Encore un spectacle à couper le souffle…
Les cotes de la région sont très découpées, rocailleuse, et offrent quantités de falaises. Ainsi, de nombreuses plages ne sont accessibles que par bateau, et a marée basse. La mer Tasman y est particulièrement agitée, pour le plus grand plaisir des surfeurs. D’ailleurs, la route longeant la cote a été justement nommée « surf highway » ! Nous avons donc remonté la surf highway en direction du Mont Taranaki (ou mont Egmont, pour ceux qui sont allergique au noms Maoris). Ce mont est comme un bouton de la terre. Il sort de nulle part, seul, n’a pas de montagnes voisine et se dresse fièrement a plus de 2500m, et ce a une vingtaine de kilomètre a peine de la mer. Il donne l’impression d’avoir été arraché par une force inconnue à ses copines montagne du centre de l’ile, pour avoir ensuite été posée ici, au bord de l’eau, loin de ses congénères. De nombreuses légendes traitent d’ailleurs de ce sujet.
La région était fort sympathique, mais présentait un problème majeur. Il était très difficile de trouver un endroit pour rester la nuit à proximité de la mer. Nous nous sommes d’ailleurs faits littéralement virés à deux reprises, ce qui n’est vraiment pas très agréable. Les personnes nous on systématiquement dirigés vers les campings du coin, a se demander si ils n’avaient pas un arrangement avec ces derniers pour leur ramener de la clientèle. Mais loin de se décourager, nous nous sommes dit qu’en s’éloignant de la mer, nous aurions moins de problèmes. Et nous avions raison !
Nous nous sommes donc mis en tête de retourner dans la montagne, mais ce coup ci, c’était le Taranaki. Nous avons entamé l’ascension du mont par son flanc est, en empruntant une route qui, en période hivernale, mène a une station de ski. Tout au bout de celle-ci, nous étions arrivés à bonne hauteur, et tout prés des premiers glaciers qui ornaient les flancs de la montagne. L’endroit était parfait ! Vue imprenable sur la plaine d’une coté, et sur le mont de l’autre ! Le premier jour nous n’avons malheureusement pas pu profiter de la vue bien longtemps, car un épais nuage est venu nous envelopper de son manteau glacial. Mais qu’importe ! L’ambiance était devenue féerique, avec des volutes de fumée permanente autour du van, et il est très bien isolé ! Un petit coup de chauffage (entendez « allumage de la gazinière ») et nous étions au chaud pour toute la nuit !
Le petit matin suivant nous a gratifié d’une vision de paradis. Et quand je dis « paradis » c’est au sens propre du terme, car nous étions au dessus des nuages ! Une mer de coton entourait le Taranaki à perte de vue, et nous étions juste au dessus d’elle ! En toile de fond, à une centaine de kilomètres, le Tongariro et le Ruapehu ou nous étions quelques jours plus tôt, perçaient les nuages. De ça et la, un nuage osait monter un peu plus haut que les autres, sortant de la mer blanche comme un champignon sortant d’un ballot de coton. Nous sommes restés la des heures à contempler ce spectacle offrant une sérénité sans égale. Malheureusement, cette mer de coton, comme si elle avait voulu imiter la vrai mer, s’est mise à monter, tel une marée de pleine lune. Nous nous sommes donc rapidement retrouvés, une fois de plus, la tête sous l’eau.
Apres cette rapide excursion au paradis, nous sommes redescendus dans le monde des vivants, sur la plaine. Les provisions venant à manquer nous n’avions pas trop le choix. Nous arrivions donc a Stratford, qui allait devenir (mais nous ne le savions pas encore) notre résidence attitrée pour quelques jours.
Une fois les placards de junior bien remplis, nous nous sommes mis en quête d’un endroit bien pour passer quelques jours, ce que nous avons rapidement trouvé. A une dizaine de kilomètre a peine à l’est de Stratford se situait le Rotokare lake. Un tout petit lac, qui est depuis peu une réserve, « pest free area » (traduisez : zone sans nuisibles). Cette zone est entourée d’une barrière au grillage très fin, ainsi que d’un double portail électrique, ne permettant a aucun nuisible de passer (comme les rats ou les opossums), laissant ainsi s’épanouir les oiseaux et animaux endémiques. Des pièges sont également disposés dans la réserve en grande quantité. Le bush qui s’épanoui autour du lac est extrêmement dense et humide, a un tel point qu’il est impossible de s’aventurer en dehors des chemins tracés. Nous avons parcouru le chemin qui ceinture le lac en quelques heures, nous immergeant dans une nature vierge et magnifique. Cette forêt est ce qu’ils appellent une « Native Forest », ce que nous appelons une foret primaire. Cela veut simplement dire qu’a cet endroit, la foret n’a jamais été façonnée ou modifiée par l’homme, a l’exception de quelques sentiers. Aucune arbre coupé, aucun arbre planté, tout est la, tel qu’il y a des centaines de milliers d’années. Quand on se balade dans ce type de foret, on se sent tout petit. A peine plus important que le grain de sable que nous venons de déplacer avec nos grosses chaussures de marche. C’est une étrange sensation. La Nouvelle-Zélande est un pays jeune (du point de vue de la civilisation, évidement), le plus vieux bâtiment encore sur pied date des années 1850. Il n’y a donc pas de « monuments » au sens ou nous l’entendons. Cela dit, il y a un monument ici qui vaut toute nos cathédrales et châteaux réunis : La Nature. On peu croiser ici des arbres deux fois millénaires, des centaines de kilomètres carrés sans le moindre signe de vie humaine, des geysers, des volcans, et j’en passe… Voila notre nouvelle définition du mot « monument ».
Apres quelques temps au bord de ce petit lac très bucolique, nous avions très envie de retourner dans la région du Tongariro. Notre idée de faire cette fameuse randonné étant toujours très présente dans nos tètes. De plus, le chemin le plus court pour rejoindre la région de Taupo et des montagnes centrales est de passer par la « forgotten world highway » (traduisez : la route du monde oublié). C’est une route non goudronnée (« Gravel road » comme on dit dans l’pays !) qui passe a travers une nature extrêmement dense, et ce sur 150km au bas mot. Pas un village, pas une station essence, et des vues plus belles a chaque virage ! Cette route nous avait été conseillé par nos amis Yo et Mel, qui en on encore un souvenir magnifique. Donc, âpres avoir fait le plein (oui, on se fait pas avoir deux fois !) et acheté quelques provisions, nous nous sommes lancés sur cette route qui devait être géniale…
La, si vous êtes un peu attentifs a ce que vous lisez, vous avez du noté le « qui devait »… Pourquoi ne l’a-t-elle pas été me direz-vous ? Nous y venons…
En fait, nous n’avons vu qu’une dizaine de kilomètres de cette route, avant d’être obligé de faire demi tour direction Stratford. Depuis quelques jours, après avoir roulé avec Junior nous sentions une odeur un peu alarmante. Dans un premier temps, nous avons pensé que c’était une odeur d’embrayage. Nous pensions que ce dernier était en fin de vie, et que comme nous passions la plupart de notre temps dans des routes de montagne, il était mis à rude épreuve. Rien de très grave, car il lui restai certainement un bon paquet de kilomètres a parcourir, et, dans le pire des cas, changer un embrayage n’est pas très onéreux (un peu tout de même, cette idée ne nous réjouissait pas…). Ensuite, nous avons constaté (attention, la suite risque d’être un peu technique !) que nous avion un peu de liquide de refroidissement qui coulait par le trop plein du vase d’expansion… La encore, pas d’inquiétude, car nous venions de remplir le radiateur, et nous pensions que nous en avions un peu trop mis… en fait, tout ces signes ne présageaient rien de bon. Apres avoir roulé une dizaine de kilomètres sur la forgotten higway, Jul a vu (heureusement qu’il regarde le tableau de bord) que nous étions en grosse surchauffe. Nous nous sommes donc arrêtés, et la, nous avons commencé a réaliser qu’il y avait un problème réel. Nous venions de faire le plein du radiateur, et le moteur chauffait malgré tout a vitesse grand V. Nous avons donc commencé à faire marcher nos méninges pour essayer de trouver la panne… Nous avons démonté quelques pièces, pour voir si le circuit de refroidissement n’était pas bouché, nous avons fait différents test… Mais rien n’y a fait. Nous ne connaissons rien aux moteurs diesels, et nous étions dans le flou complet. Dans un premier temps, hors de question de se lancer sur une route qui traverse un no man’s land sur plusieurs centaines de kilomètres avec un van défectueux, nous avons donc rebroussé chemin.
Sur le chemin du retour a Stratford, nous avons réaliser que le problème était d’ampleur. Sur à peine 10km nous avons du nous arrêté plusieurs fois pour laisser le moteur refroidir. Nous avons finalement rejoins la ville, évidement trop tard, et nous n’avons trouvé que des garages fermés. Le morale commençait à baisser petit a petit. Nous avons donc pris un camping pour la nuit, afin de se détendre dans une bonne douche, manger quelques choses de bon, et dormir un bon coup. Nous avons rencontré la bas deux petits Français, qui nous on permit de passer une bonne soirée, ce qui nous a vider un peu la tête…
Petit retour chronologique… Je ne sait plus si je vous ai fait part de cette petite mésaventure, mais lorsque nous étions a Taupo, et que nous nous dirigions vers Napier, nous avions eu un problème au niveau d’un joint dans la pompe a gasoil, nous obligeant a faire toute la route a 70km/h maximum, et 20km/h en cotes (le tout avait aussi été ponctué d’une panne d’essence…)… une fois arrivé a Napier, nous avions confié le junior a un garage qui a réglé le problème rapidement, et moyennant 90 dollars. Cet épisode n’était pas grand-chose, mais a ce moment la, d’un commun accord, Jul et moi nous sommes dit que si Junior nous faisait une grosse crasse (dans le style de celle que nous avait fait Rogerard), nous couperons court a ce voyage. Car nous commencions sérieusement a penser que nous n’étions pas sous la bonne étoile, et que nous n’avions pas imaginer passer notre voyage a nous battre et a bosser pour faire face a des problèmes mécaniques redondants. Et surtout, une grande lassitude nous envahissait.
Retour a Stratford… Le lendemain, nous nous sommes réveillés, et avons quitté le camping avec la ferme intention de trouver un garagiste qui puisse nous expliquer ce qui ne va pas. Et nous avons trouvé… Deux garagiste même, et qui on tout les deux été sans équivoques sur le diagnostique : Joint de culasse mort. C’est étrange comme l’histoire se répète…
Ce coup ci, le joint n’a pas cramé entre deux cylindre, mais sur un coté. Nous avons donc un de nos cylindres qui envoie sa compression et ses gaz brulants dans le circuit de refroidissement, ce qui explique pourquoi nous chauffons aussi vite. Nous en avons déjà remplacé un me direz vous, alors pourquoi pas deux ?? Eh bien le problème est que ce moteur est un diesel. Il ne suffit pas de démonter et remonter, il y a pas mal de précautions a prendre, d’outils spéciaux a utiliser, et de connaissances à avoir… Et tout ca, nous ne les avons pas. De plus, même si nous le faisions nous même, la facture sera beaucoup plus salé que pour feu Rogerard… Aux alentours de 2000 dollars nous a dit un mécano. Pour couronner le tout, le moteur a faillit nous ébouillanter tout les deux. Nous avons voulu ouvrir le bouchon du radiateur, mais il n’avait pas assez refroidis (alors que nous avions attendu un bon moment et que la jauge indiquait qu’il étais froid). Il nous a aspergés abondamment d’eau à la limite de l’ébullition. Cet épisode a été décisif : Nous rentrons.
Il est hors de questions pour nous de mettre les mains dans un moteur qui a tenté de nous cuire comme deux homards, et qui plus est, nous risquons plus d’aggraver les choses que de les réparer. Nous pouvons donc aisément tabler sur une réparation a 3000 ou 4000 dollars. Ce qui est tout simplement trop (pour rappel, nous avons payé le van 4000 dolls). A présent, trois choix s’offrent a nous.
1. Réparer le van, et continuer le voyage. En étant objectif, ca ne sera plus du voyage car nous allons devoir bosser le temps qu’il nous reste ici. Et nous ne sommes pas venus en NZ pour bosser. Sur tout pour des poignées de cerises. De plus, nous n’avons même pas l’argent nécessaire pour faire les réparations.
2. Réparer le van (avec des sous avancé par nos familles… un grand merci d’ailleurs), le revendre, et rentrer.
3. Vendre le van en l’état a un garagiste qui voudrai bien nous l’acheter, et rentrer.
Nous en sommes arrivés au point ou nous nous disons que cela ne peu pas aller plus mal matériellement (hormis bien sur le fait de se faire voler le van et tout son contenu). A présent pour que ca aille plus mal, ca doit taper dans le domaine physique… Maladie, accident, etc… Et nous ne voulons pas arriver à ce stade. Et puis nous sommes simplement épuisés. Quand on est seul à l’autre bout du monde tout est multiplié par 100… Les bonnes expériences, mais aussi les mauvaises. Et la nous avons atteint notre quota de mauvaises expériences.
Nous voila rendus à ce jour… Nous avions réservé une place sur le ferry pour rejoindre l’ile du sud, nous venons de nous faire rembourser (seulement la moitié évidement). Lundi 21 décembre, nous allons laisser le van chez le mécano, contacter notre compagnie aérienne, mettre le van en vente sur le net… Bref, les préparatifs de retour.
Voila comment un voyage d’un an à la base se transforme en voyage d’a peine quatre mois, simplement a cause d’ennuis mécaniques… Certains penseront que nous n’avons pas été très forts face aux problèmes, eh bien qu’ils le pensent. Nous pensons au contraire, que beaucoup serait rentrés après le crash du premier van. Tous les voyageurs que nous avons pu rencontrés, n’on eu, eux, aucun problèmes notoires, et tous nous on confirmés que nous avions été forts face a l’adversité. Mais nous voici en bout de course.
Veuillez nous excuser pour les (nombreuses, j’imagine…) fautes d’orthographe, conjugaison, frappe, ou autre que comporte cet article, mais il n’est pas passé par notre correcteur officiel (j’ai nommé: Jul). Le temps nous etant compté à present, cet article est ce que l’on peut appeler un article « a chaud ».
Désolé pour ceux qui avaient pris l’habitude de nous suivre a travers ce blog, mais cet article est certainement le dernier, ou du moins, il s’en approche. Merci a vous tous encore une fois. Savoir que nous etions suivis à l’autre bout du monde par les gens qui nous aime nous a donner force et courage!
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